Crédits

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  • Scénario et réalisationAlain d'Aix
  • Recherche et entrevuesTally Abecassis
  • Collaboration à la rechercheCatherine Abecassis
  • ImagesAlberto Feio
  • Prise de sonJean-Denis Daoust, Louis Léger
  • MontageAnnie Jean
  • MusiqueFrançois Beausoleil
  • ProductionNathalie Barton, Arnaud Hantute

Une coproduction de

InformAction

La Compagnie des Taxi-brousse France

Produit avec la participation financière de

SODEC Société de développement des entreprises culturelles – Québec

Fonds canadien de télévision créé par le gouvernement du Canada et l'industrie canadienne de télévision par câble - Téléfilm Canada - programme de participation au capital

Québec Crédit d’impôt cinéma et télévision - Gestion SODEC

Gouvernement du Canada Crédit d'impôt pour film ou vidéo canadien

Fonds documentaire Rogers

Centre National de la Cinématographie France

Commission Télévision de la PROCIREP France

et la collaboration de

Canal D

Radio-Canada

France 5

RTBF

PERSONNAGES PRINCIPAUX

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 Joël Dehasse (Belgique) est à l'avant-garde d'une nouvelle pratique de la médecine vétérinaire en Europe. Son approche est axée sur le comportement de l'animal et sur l'intéraction entre humain et animal. Il est l'auteur de plusieurs livres à succès sur les animaux domestiques.
 « Les animaux, qui ignorent le sens des mots que nous utilisons, portent une très grande attention à notre corps et au langage des phéromones. Cela souligne qu’il est important d’observer les comportements afin de comprendre le monde animal. »

Boris Cyrulnik
(France) est neuropsychiatre, éthologue et clinicien. Il est l’un des rares chercheurs scientifiques à s’être imposé comme une personnalité médiatique. Volontiers provocateur, Boris Cyrulnik prolonge les travaux de Konrad Lorenz et de Françoise Dolto.
« Comme ils ne savent pas parler et comme nous ne savons pas toujours les comprendre, il y a entre les hommes et les chiens un intense désir de communication, souvent piégé par des contresens. Ce que nous pouvons observer de notre point de vue n’a rien à voir avec ce qui se passe du point de vue de l’animal. »

Karen Overall
est une figure de premier plan de la nouvelle médecine vétérinaire comportementaliste aux Etats-Unis. À la tête de la clinique vétérinaire de l'hôpital universitaire de Philadelphie, elle a mis au point une formule de consultation approfondie qui attire des propriétaires d'animaux domestiques du monde entier. « Je trouve que nos animaux domestiques sont des héros. (...) Je crois que les animaux nous empêchent d'être seuls - seuls chez nous, dans nos têtes, dans l'univers. Ils sont le signal qui nous relie à tout ce qui se passe ailleurs dans l'univers… »

Jane Goodall
, primatologue. Sa célébrité a commencé dans les années 60, après que l’anthropologue Louis Leakey lui ait donné pour mission d’étudier le comportement des chimpanzés pour comprendre l’humanité naissante. Son inexpérience sur le terrain a été un atout dans la mesure où, non formée aux méthodes d’observations scientifiques classiques, Jane Goodall s’est introduite dans la vie sociale de nos frères anthropoïdes. Pionnière de l'éthologie, elle est à l'origine de la plus longue étude continue d'un même groupe d'animaux (40 ans d'observation de la même population de chimpanzés).
« Lorsque quelque chose d'aussi intelligent qu'un chimpanzé est en captivité, le pire mal dont il souffre c'est l'ennui. »

Penelope Smith
, « gourou » de la communication animale en Californie. Elle est l’auteure de nombreux best-sellers sur le sujet, reconnue mondialement en tant qu’experte dans la communication non verbale avec les animaux. Vétérinaires ou possesseurs d'animaux viennent chez elle assister à ses ateliers.
« Tous les jeunes enfants ont la capacité de communiquer mentalement avec des individus d’autres espèces. Aussitôt qu’ils ont l’usage du verbe, ils refoulent cette capacité de communiquer par la pensée. »

Lyn Miles
est l’une des rares anthropologues à effectuer des recherches sur la communication avec les primates. Ses recherches portent sur les conséquences de l'enseignement de la culture humaine à des grands singes. Un processus qu’elle appelle “enculturation”. Après avoir élevé chez elle le bébé orang-outan Chantek, elle a dû se résigner à s'en séparer et à le confier, adulte, au zoo d'Atlanta. Elle maintient toujours avec Chantek un rapport affectif et scientifique.
« Je crois que nous pouvons imaginer de nouvelles façons - auxquelles on n'a jamais pensé - de communiquer avec les grands singes. » 

Amy Vedder
a commencé sa carrière de primatologue avec la célèbre Dian Fossey, qu'elle est allée rejoindre au Rwanda pour étudier les gorilles. Aujourd'hui Amy Vedder est active dans la Wildlife Conservation Society, où elle collabore à la création de zoos d'avant-garde, comme le Bronx Zoo de New York. Il lui arrive souvent encore de prendre position pour la protection des grands singes.
« La raison d'être d'un zoo innovateur comme celui du Bronx doit être d'inspirer le public à agir en faveur de la conservation dans la nature. »


À propos du film

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Plus que jamais notre époque veut comprendre le langage muet des bêtes pour dialoguer avec elles. Peut-être aussi pour mieux comprendre sa place dans ce monde et les mystères des origines du langage.

Qu’en est-il des expériences les plus poussées de communication au-delà du comportement ? Avec nos animaux de compagnie, les grands singes, nos proches parents, comme avec les dauphins qui nous fascinent depuis toujours ? Bien des idées fausses circulent. A la lumière de témoignages surprenants, axés non sur les recherches mais sur les résultats, ce documentaire donne à saisir où en est l’espèce humaine dans sa tentative de “dialogue” avec les autres espèces. Une plongée dans un univers de recherche passionnant, en pleine effervescence, qui agite tant le monde scientifique que celui d’adeptes du New Age en Californie. La popularité de tels ateliers de communication où l’on prétend pouvoir communiquer par “télépathie” avec les animaux est en effet un phénomène qui prend de l’ampleur. Toutefois, le désir de comprendre et de communiquer avec les animaux a quitté ces frontières extrêmes pour toucher de plus en plus de gens.

Mais qu’est-ce qu’un animal ? Comment fonctionne t-il ? Que comprendre de ses capacités sensorielles, de ses difficultés émotives, ces troubles de l’humeur ? Depuis quelques années, une nouvelle génération de vétérinaires “comportementalistes” s’intéressent de près à ces questions précises et éclairent les maîtres angoissés sur la manière dont leurs animaux de compagnie tentent de communiquer avec eux par le biais d’informations subtiles mettant en scène les odeurs, les postures, les sons. Et l’on apprend que les enfants sont particulièrement sensibles à la communication entre espèces différentes parce qu’ils ne sont pas encore aveuglés par les mots. Qu’un chat qui ne retrouve pas dans l’appartement nettoyé les marques d’apaisement qu’il aura déposées au préalable en se frottant après les meubles urinera pour retrouver son territoire. Tout un langage qui nous échappe.

Qu’en est-il de la parole, frontière si longtemps érigée entre l’homme et l’animal? Dans les années 50, de nombreux chercheurs ont enseigné à des anthropoïdes le langage des sourds-muets américains. Ces études ont montré que les grands singes ont un répertoire cognitif dans lequel s’inscrivent des capacités linguistiques. De quoi bouleverser les théories des linguistes convaincus qu’il existe une structure du langage uniquement au sein de notre espèce. En Californie, Penny Patterson, psychologue américaine, a enseigné le langage des signes à une femelle gorille, Koko, dans le cadre d’une étude sur le comportement. « Je n’avais pas prévu qu’elle inventerait des signes et des structures grammaticales pour communiquer.» Lyn Miles a tenté la même expérience avec un jeune orang-outan, Chantek, né au zoo d’Atlanta. Un dialogue, troublant, s’est installé entre elles et eux au point de bouleverser la vie des deux femmes. Et l’on s’interroge, perplexe, sur l’avenir de ces grands singes humanisés qui, un pied dans chaque univers, ne savent plus qui ils sont. « Lorsque Chantek a eu 11 ans, le zoo insista pour le reprendre. Lorsqu’il arriva dans sa cage qui était nue, il faisait des signes au gardien pour demander où se trouvaient les toilettes !» En France, Victor est un chimpanzé mâle de 18 ans, né en Afrique et élevé comme un enfant par un couple de français. Devenu incontrôlable à l’âge adulte, il a été placé dans un zoo. Le jeune Olivier Marchal lui rend visite et tente de communiquer avec lui dans l'espoir de le sortir de sa torpeur.

  Dans les années 60, l’anthropologue Louis Leakey, fils de missionnaires anglais, né et élevé au Kenya, cherche des vestiges de nos ancêtres dans la vallée du Rift et s’intéresse aux grands singes pour nous éclairer sur nos origines. Leakey a alors le génie de faire confiance à trois femmes que l’on baptise rapidement “Les anges de Leakey” et qui par leur méthode d’observation vont révolutionner la primatologie. En milieu naturel, Jane Goodall observera les chimpanzés à Gombé. Dian Fossey se verra confier la mission d’étudier les gorilles au Rwanda. Quant à Biruté Galdikas, elle quittera un jour Vancouver pour se consacrer aux orangs-outans de Bornéo. « Nous avions réussi à communiquer véritablement, en nous fiant aux signes primitifs qui vont plus loin et sont plus anciens que les mots. Ce fut un moment de révélation.» dira Jane Goodall au souvenir de son premier contact avec un chimpanzé qu’elle avait surnommé Barbe grise.

Le contact : c’est exactement ce que les gens viennent chercher en plongeant avec les dauphins. Au centre Dolphin Reef d'Eïlat, en Israël, les mammifères marins sont en liberté et viennent jouer avec les hommes qui se disent apaisés. Sous l’eau comme sous la terre, les animaux nous donnent visiblement le sentiment d’être moins seuls. Moins une dérive sentimentale qu’une curiosité de l’autre ouvrant la porte au respect à l’égard du vivant en général.


Festivals

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FIPA 2001 (Biarritz)

Festival documentaire de Thessaloniki 2001

Festival Téléscience 2001 (Montréal)

Gold Award – WorldFest 2002 (Houston)

Note d'intention

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Résumé court

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Communiquer avec les animaux… l'idée a toujours fasciné: mythe populaire ou nouvelle frontière de la science?

Celle qui a révolutionné l'étude du comportement animal, Jane Goodall, plaide pour une attitude nouvelle à l’égard des animaux. Le spécialiste français de l’éthologie, Boris Cyrulnik, porte un regard nouveau sur la parenté entre les espèces. Une anthropologue vit, à Atlanta, une histoire tourmentée avec l'orang- outan qu'elle a élevé et « humanisé ». Les vétérinaires pionniers des « comportementalistes », Joël Dehasse et Karen Overall, en Belgique et aux Etats-Unis, travaillent sur les relations entre chiens, chats et leurs compagnons humains. Les gens accourent aux ateliers d’une gourou californienne pour apprendre à entrer en communication non verbale avec un animal favori…

L'interaction de ces personnages hors du commun avec les animaux, leurs intuitions et leurs expériences inédites jettent une lumière étonnante sur ces animaux que l'on croit connaître. Vous ne regarderez plus votre chat de la même façon... Quant aux anthropoïdes, la prochaine fois, vous les saluerez.

La découverte de ces communicateurs d'un genre nouveau suscite aussi de grandes questions sur nos origines, sur notre rapport avec le monde animal, et sur ce qui fait que nous sommes humains.