Crédits

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  • Recherche et scénarioPierre Mignault, H?l?ne Magny
  • Narration, textes et entrevuesH?l?ne Magny
  • RéalisationPierre Mignault
  • ImagesDenis Bourelle, Pierre Mignault
  • Prise de sonGilles Turcotte, Lynne Tr?panier, Catherine Van der Donckt
  • MontageSt?phanie Gr?goire
  • Montage sonoreBeno?t Dame
  • MusiqueMarc-Andr? Paquet (Mes A?eux), ?ric Desranleau (Mes A?eux)
  • Mix sonoreJean-Pierre Bissonnette
  • Directeur de productionCatherine Drolet
  • Directeur de post-productionIan Quenneville
  • ProductionNathalie Barton

Produit par

InformAction

Produit avec la participation financière de

Fonds canadien de t?l?vision cr?? par le gouvernement du Canada et l'industrie canadienne de t?l?vision par c?ble

Gouvernement du Qu?bec (Cr?dit d'imp?t cin?ma et t?l?vision - Gestion SODEC)

SODEC Soci?t? de d?veloppement des entreprises culturelles ? Qu?bec

Gouvernement du Canada (Cr?dit d'imp?t pour film ou vid?o canadien)

et la collaboration de

Radio-Canada

RDI

PERSONNAGES PRINCIPAUX

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Sabrine Tourki
À 17 ans, Sabrine, d’origine tunisienne, ne cache pas les difficultés de sa quête d’identité. « Avec tes parents, il faut que tu justifies tes décisions qui sont québécoises, pis chez les Québécois tu dois justifier tes décisions qui sont tunisiennes. Toi, dans le fond, t’es en plein milieu, t’es aucun des deux. » Confrontée aux valeurs traditionnelles tunisiennes que lui inculquent ses parents dans une société québécoise qui lui ressemble, Sabrine doit se battre pour s’affirmer et assumer sa différence.

Darlyne Antoine
« Je vis au Québec. Tout mon fonctionnement est québécois. Tout ce que je fais, c’est québécois. Donc, je suis plus québécoise qu’haïtienne, veut, veut pas. » Darlyne, à 16 ans, vit les mêmes déchirements familiaux que Sabrine, mais affirme son identité québécoise avec une grande conviction. « C’est une réalité, c’est quelque chose qu’on doit accepter dans le fond. » Son regard lucide sur la société québécoise et l’éducation de parents immigrants en font un personnage hors du commun.

Chison Cam
Chison rigole des stéréotypes de ses parents :« Quand j’étais au primaire, mes parents me disaient : tu es un Chinois, il faut donc que tu sois bon en maths ». Il est devenu premier de classe en maths mais aussi en français, une langue que ses parents ne parlent pas : « C’est vraiment difficile de communiquer avec mes parents. Ils ne me comprennent pas et moi surtout, je ne les comprends pas ». À 16 ans, sa quête d’identité est déjà réglée. « Je ne suis ni chinois, ni québécois, je suis simplement un humain ». Pourtant, pendant l’année qu’a duré le tournage du film, la notion d’identité a réveillé en lui de nombreuses questions sur les racines, les origines, et les traditions familiales.


Presse

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Plus qu'une réflexion, un plaidoyer pour le Québec métis de demain Jean-Christophe Laurence ? La Presse

Festivals

Rendez-vous du cin?ma qu?b?cois (RVCQ) Montr?al 2009

Prix G?meaux de la diversit? 2010

Rencontres internationales du documentaire de Montr?al (RIDM) 2008

Note d'intention

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Pourquoi Tête de Tuque? Parce que nous avons été frappés par ces enfants d’immigrants nés au Québec qui se disentles boucs émissaires, les têtes de turc du choc culturel qui oppose leurs parents et la société d’accueil entre lesquels ils se retrouvent coincés. Les communautés culturelles et les Québécois de souche se côtoient peu. D’où le grand malaise de ces enfants nés ici et les choix déchirants auxquels ils doivent faire face dans l’affirmation de leur identité. 
 
Qu’est-ce qui définit l’identité?L’origine, la nationalité, la langue, la famille, la société ? Toutes les nations modernes sont aux prises avec ce débat. Comment arrive-t-on à se définir à travers l’histoire, notre histoire… nos histoires? C’est ce que ce documentaire cherche à comprendre à travers les témoignages de Sabrine, Darlyne et Chison, trois adolescents nés au Québec de parents immigrants qui fréquentent une école multiethnique du quartier Saint-Michel dans le nord de Montréal. Ce film les accompagne durant toute une année, à l’école et dans leur famille. Ces trois jeunes résolument tournés vers l’avenir ne jugent ni ne blâment personne pour l’exclusion qu’ils ressentent car ils sont des battants, des gagnants. Leurs témoignages candides et criants de la vérité nous font découvrir qui sont ces jeunes québécois aux références culturelles québécoises mais dont les parents vivent souvent en ghettos. En apprenant à les connaître, nous risquons peut-être de mieux nous connaître.
 
Pendant un an, nous avons réfléchi avec eux sur l’intégration, sur l’identité québécoise, la leur… la nôtre. Simple fruit du hasard, ce documentaire a été tourné sur toute une année qui a commencé avec la crise des accommodements raisonnables et s’est terminée à l’aube des émeutes de Montréal-Nord. Dans un tel contexte, nous croyons que ce débat est plus que jamais d’une actualité criante. Au-delà des clichés qui alimentent la controverse à travers les médias et divisent les Québécois, Tête de Tuque propose un point de vue rassembleur.  Nous irons à la rencontre de ces jeunes qui sont québécois par leur langue, par leurs racines et par leur culture mais qu’on persiste à surnommer « l’Autre ». Nous voulons dans ce film les rapprocher, les inclure, leur donner l’opportunité de nous faire comprendre ce qu’ils vivent et ce qu’ils ressentent. Comme nos enfants, ils sont l’avenir du Québec. 

H?l?ne Magny & Pierre Mignault

Résumé court

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Tête de Tuque raconte l’histoire de Sabrine, Darlyne et Chison, trois jeunes nés au Québec de parents immigrants confrontés à des obstacles dans l’affirmation de leur identité. Pris en étau entre leurs parents et la société québécoise qui craignent tous deux la perte de leur identité, ces enfants doivent lutter dur pour s’imposer. Qui sont-ils au juste? Comment se perçoivent-ils? Comment se sentent-ils perçus par la société?
 
À travers leurs témoignages candides, touchants et criants de vérité, se dévoile une vision de l’identité québécoise inédite…

Résumé long

Tête de Tuque raconte le quotidien de trois jeunes du quartier St-Michel dans le nord de Montréal. Nés au Québec de parents immigrants arabes, asiatiques et haïtiens, ils nous entraînent dans leur quête identitaire où ils font face à des obstacles qu’ils sont seuls à vivre. Isolés, pris en étau entre leurs parents et la société québécoise qui craignent tous deux la perte de leur identité, les enfants d’immigrants nés au Québec doivent lutter très dur pour s’affirmer. Mais qui sont-ils au juste? Comment se perçoivent-ils? Comment se sentent-ils perçus par la société?
 
Ce film témoigne de l’histoire de Sabrine, Darlyne et Chison à l’âge critique de la recherche d’identité. Nous les voyons vivre, réfléchir et évoluer à l’intérieur de leur famille et de l’école Joseph-François-Perrault durant un an. Ils nous confient leurs peurs, leurs espoirs, leurs déceptions et leur amour du Québec, leur pays. Nés ici, éduqués dans les écoles publiques en français avec les références culturelles québécoises, ils revendiquent ledroit d’être reconnus et de faire partie intégrante de la société québécoise, société où ils sont toujours qualifiés d’étrangers.
 
Tête de Tuque se veut un film de cultures, de vies quotidiennes, de déchirements, de réussites porteuses d’avenir, de questions et peut-être de réponses ; un film sur le nouveau visage du Québec à travers trois jeunes au regard lucide et qui montre que le pluralisme culturel représente plus que jamais un défi auquel doivent faire face tous les Québécois dans l’affirmation de leur identité.

Avec la participation de Huynh Minh Chau, Cam Say Dong, Samuel Antoine, Kaouthar Tourki, Martin Bibeau, Jean-Yves Sylvestre, Maryse Dagenais, Stéphanie Tran, Badredine Tourki, Ikrame Tourki, Khouloude Tourki
et 
du personnel et des élèves de l'école Joseph-François-Perrault et 
avec la précieuse collaboration de Michèle Magny.