Québec – Canada, 2005,
vidéo numérique,
couleur,
stéréo,
47 min. 20 sec.

Scénario et réalisation: Vincent Audet-Nadeau
Montage: Martine Cossette
Images: François Vincelette
Prise de son: Christine Lebel
Montage sonore: Loïc Thériault
Musique: Christian Clermont
Mix sonore: Dany Ouellet
Production: Ian Quenneville
Nathalie Barton




Les gens de Montmagny étaient fiers de leur usine, car elle était le symbole de la vitalité économique de leur région depuis plus d’un siècle. Mais le 13 mai 2004, dans ce pays où l’on gagne sa vie dans des usines depuis des générations, le flambeau s’est éteint. Ce jour-là, le plus gros employeur de la région a fermé ses portes, mettant fin à 137 ans d’histoire. En transférant sa production aux États-Unis, le géant américain Whirlpool est parti avec les jobs de plus de 600 travailleurs.

Ça faisait plus de deux ans que Whirlpool avait annoncé son intention de partir. Et pourtant, pendant tout ce temps, les Magnymontois sont restés silencieux. Comme si rien n’allait changer…

Pour comprendre ce qui se tramait dans sa ville natale, avant et après la fermeture, le cinéaste Vincent Audet-Nadeau est entré dans le monde de quelques-uns de ceux qui étaient directement touchés. Des travailleurs, d’abord, mais aussi leur entourage. Il est allé voir Daniel le motard, Jean-Claude l’ouvrier d’expérience, Réjeanne la fonceuse, Suzie la mère monoparentale, David le cynique… À l’autre bout du drame, le cinéaste a aussi rencontré les élites politiques, envers qui les attentes sont grandes, malgré les embûches et un contexte économique dans lequel Montmagny ne vaut pas grand-chose…

On ne perd pas un symbole de fierté sans douleur. Avec le départ de Whirlpool, c’est toute une façon d’être, de vivre, de penser et d’agir qui disparaît.

Montmagny n’est pas la seule à lutter pour sa survie par les temps qui courent. Son drame, c’est celui des régions du Québec.