ReelWorld Film Festival 2009, Toronto: Award for Outstanding Canadian Documentary
Rencontres internationales du documentaire de Montréal 2008
et plus...

Québec – Canada, 2008,
vidéo numérique HD,
couleur,
Dolby Surround,
81 / 52 min.

Recherche, scénario
et réalisation:

Philippe Baylaucq
Images: Philippe Lavalette
Philippe Baylaucq
Images additionnelles:
Dominic Morissette
Prise de son: Richard Lavoie
Montage: Dominique Sicotte
Montage sonore: Benoît Dame Patrick Rioux
Mix sonore: Luc Léger
Musique: Robert Marcel Lepage
Producteurs délégués:
Ian Quenneville (InformAction)
Johanne Bergeron (ONF)
Maryse Chapdelaine (ONF)
Production:
Nathalie Barton
(InformAction)
Yves Bisaillon (ONF) Patricia Bergeron (ONF)





Bernard Perusse – The Gazette

« Un beau film »
Odile Tremblay – Le Devoir

« Le magicien de Kaboul est un très beau film, qui ne sombre jamais dans le sensationnalisme ou le mélodramatique. »
Sophie Bernard – Le Lien Audiovisuel

« …bouleversant… »
Martin Gignac – Ici

« Un message d’espoir qui ne laissera personne indifférent »
Cinema Montréal


Résumé court :

En 2001, Haruhiro Shiratori perd son fils unique dans l'effondrement du World Trade Center. Au lieu de s'enfermer dans la douleur, il décide d'aider le peuple afghan, afin que de tels attentats ne se reproduisent plus. À travers cette quête humaniste parsemée d'embûches, on découvre le voyage initiatique d'un père qui, en brisant le cycle de la violence, tente de se réconcilier avec son fils décédé.

Résumé long :

Tokyo, septembre 2001. Haruhiro Shiratori, restaurateur, apprend la mort de son fils unique, Atsushi. Enfant prodigue parti vivre le rêve américain loin de son père et de son Japon natal, Atsushi, le héros millionnaire, ne reviendra pas. Il travaillait au 104e étage d'une des tours du World Trade Center, le matin du 11 septembre.

Après cette tragédie, Haruhiro Shiratori a préféré la créativité à la haine pour prolonger la mémoire de son fils et pour que sa mort ait un sens. Il a fait un pari audacieux : aller vers le peuple afghan et lui venir en aide, afin que de tels attentats ne se reproduisent plus. Et dans cette quête idéaliste chargée d'obstacles, son premier geste - étonnant - a été d'apprendre la magie. Avec élégance, il fait disparaître des foulards sous les yeux émerveillés des grands comme des petits, qu'ils soient Afghans, Japonais ou Américains. C'est la fleur au bout du fusil de ce don Quichotte du 21e siècle, son arme secrète pour lier les cours et contourner la difficulté de communiquer dans une langue étrangère.

En 2003, il effectue son premier voyage en Afghanistan. Au milieu des ruines de Kaboul, il découvre sa mission : construire sur une colline de la capitale un parc commémoratif à la mémoire de son fils. Ce lieu, imaginé par l'un des plus grands architectes du Japon, Kishô Kurokawa, sera un espace de dialogue comprenant une école, un réservoir d'eau et un jardin, où 911 cerisiers Sakura seront plantés.

Pour que ce grand rêve prenne forme, Haruhiro Shiratori évoque, partout où on l'invite, le drame des enfants afghans et celui qu'il a lui-même vécu lors des bombardements de Tokyo en 1945 : une autre époque, mais une même tragédie dont le Japonais garde un douloureux souvenir. Avec une détermination qui force l'admiration, cet homme modeste prêche, convainc et récolte des fonds sans relâche, afin que son rêve s'accomplisse. En traçant le parcours de cette quête humaniste parsemée d'embûches, le film révèle en même temps le voyage initiatique de ce père qui, au-delà de la mort, tente de se réconcilier avec son fils décédé.