Suite aux attentats du 11 septembre et à l'enclenchement de la guerre au terrorisme, comme bien des gens, je me suis senti sans ressources devant l'horreur de toute cette violence. C'est par hasard que je suis tombé sur un article de journal lors d'un séjour à Tokyo en août 2003. Un homme ayant perdu son fils unique dans la catastrophe du World Trade Center, s'était rendu à Kaboul pour tenter de livrer une lettre à Osama Ben Laden! Avais-je bien lu! Oui. Je trouvais là une forme de fol espoir, un geste de réconciliation dans la clameur des hostilités. Devant l'horreur, il faut agir en homme de paix. J'avais trouvé là le thème de mon prochain film.

J'ai réussi à contacter ce modeste restaurateur de l'ouest de la mégapole de Tokyo et nous avons convenu de nous rencontrer à New York le 11 septembre à l'occasion de la deuxième commémoration de l'attentat. Je confiais à un jeune interprète japonais installé à New York, la délicate mission de m'aider à convaincre M. Shiratori, de me laisser le suivre le temps de conter son histoire et de documenter les étapes de la création à Kaboul d'un mémorial à son fils, son centre culturel pour les enfants dans un quartier populaire de cette ville dévastée.

Le regard de M. Shiratori s'est allumé lorsque que je lui ai dit que son histoire et son grand projet étaient, à mes yeux, une véritable parabole du temps présent. Mon objectif était de raconter en images cette aventure intemporelle et de faire en sorte qu'elle puisse inspirer tant les jeunes d'aujourd'hui que ceux des générations à venir.

Cinq ans se sont écoulés depuis cette rencontre. Les caméras ont suivi ce pèlerin de la paix à travers les complexités de la réalité afghane et aujourd'hui un documentaire long métrage intitulé Le magicien de Kaboul vient témoigner de ce que le projet initial est devenu : une métaphore de l'implication occidentale dans cette région, un questionnement profond sur la relation père-fils et surtout une ode à l'humanisme d'un David nippon qui s'en prend aux Goliath de la guerre qui le hantent depuis sa lointaine enfance.

J'ai voulu faire un film qui vient du cour, une histoire qui agit comme antidote au cynisme ambiant et au désespoir qui regagne progressivement du terrain dans les montagnes, villes, villages et vallées afghanes.

Philippe Baylaucq





Bande annonce




Affiche




Note: Pour visualiser ces éléments, vous aurez besoin du logiciel Adobe Acrobat Reader. Vous avez probablement ce logiciel déjà installé sur votre système, mais si vous avez de la difficulté à voir le document, cliquez sur le lien à droite pour télécharger gratuitement et simplement Adobe Acrobat Reader.

 


 


basse résolution
haute résolution

Haruhiro Shiratori avec de jeunes Afghans
(photo: Philippe Baylaucq © InformAction Films inc.)


basse résolution
haute résolution

Tour de magie
(photo : Philippe Baylaucq © InformAction Films inc.)


basse résolution
haute résolution
Haruhiro Shiratori
(photo: Ian Quenneville © InformAction Films inc.)

basse résolution
haute résolution
Jeu d'ombres chinoises
(photo: Philippe Baylaucq © InformAction Films inc.)

basse résolution
haute résolution
Haruhiro Shiratori avec des enfants afghans
(photo: Dominic Morissette © InformAction Films inc.)

basse résolution
haute résolution
Campagne de sensibilisation
(photo: Philippe Lavalette © InformAction Films inc.)

basse résolution
haute résolution
Haruhiro Shiratori avec des enfants
(photo: Philippe Baylaucq © InformAction Films inc.)

basse résolution
haute résolution
Un rêve sur la colline
(photo: Philippe Baylaucq © InformAction Films inc.)

basse résolution
haute résolution
Sur les bancs d'école
(photo: Philippe Baylaucq © InformAction Films inc.)

basse résolution
haute résolution
Kishô Kurokawa, architecte
(photo: Philippe Lavalette © InformAction Films inc.)

basse résolution
haute résolution
Plan du parc commémoratif
(photo: Ian Quenneville © InformAction Films inc.)

Note: Pour sauvegarder une de ces photos sur Windows, vous devez:

  • Cliquer sur la résolution désirée.
  • Cliquer sur la photo à l'aide du bouton droit de votre souris.
  • Sélectionner "Enregistrer sous" ou "Save Picture as".

Pour sauvegarder une de ces photos sur Macintosh, vous devez:

  • Cliquer sur la résolution désirée.
  • Cliquer sur "Fichier" ou "File"
  • Sélectionner "Enregistrer sous" ou "Save Picture as".