Crédits

Retour aux productions
  • Recherche, scénario et réalisationJean-Daniel Lafond
  • Collaborateur à la recherche et assistant à la réalisationFred A. Reed
  • ImagesVahid Farouz, Alberto Feio, Jean-Daniel Lafond
  • Prise de sonNezam Kiaie, Jean-Denis Daoust, Jean-Daniel Lafond
  • MontageBabalou Hamelin
  • Conception sonoreBenoît Dame
  • MusiqueCharles Papasoff
  • Mix sonoreDany Ouellet
  • Archives (recherche et droits)Catherine Drolet
  • Directeur de productionIan Quenneville
  • ProductionNathalie Barton

Produit par

InformAction

Produit avec la participation financière de

Fonds canadien de télévision créé par le gouvernement du Canada et l'industrie canadienne de télévision par câble - FCT - Programme de droits de diffusion - Téléfilm Canada - Programme de participation au capital

Gouvernement du Québec (Crédit d'impôt cinéma et télévision - Gestion SODEC)

SODEC Société de développement des entreprises culturelles – Québec

Gouvernement du Canada (Crédit d'impôt pour film ou vidéo canadien)

et la collaboration de

Radio-Canada

Télé-Québec

Presse

Retour aux productions

starstarstarstar Un documentaire passionnant Nicolas Houle – Le Soleil

starstarstarstar Convaincant, captivant, émouvant Daniel Rioux – Le Journal de Montréal

starstarstarstar This gripping doc might be controversial, but it certainly thinks big The Montreal Gazette

starstarstar Un excellent documentaire, bien renseigné et bien ficelé Anabelle Nicoud – La Presse

A compelling portrait Brian D. Johnson – Maclean's

A smartly balanced and probing documentary Geoff Pevere – Toronto Star

Un portrait riche en textures qui porte à la réflexion Michel Defoy – VOIR Montréal

Festivals

DOXA – Festival international du documentaire de Vancouver 2007

DocLisboa Compétition « Investigations » 2007

DocuDays – Festival international du documentaire de Beyrouth 2006

Documenta - Festival international du documentaire de Madrid 2007

Escales documentaires de La Rochelle 2006

Festival du Nouveau Cinéma Montréal 2006

Festival du film d’Atlanta 2007

Festival international du Film Francophone de Tübingen-Stuttgart 2006

Festival international du documentaire de Marseille 2006

Festival international du film de Boulder 2007

Festival international du film de Calgary 2006

Festival international du film de Dubaï 2006

Festival international du film de Staten Island 2007

Festival international du film de Tiburon 2007

Festival international du film d’Indianapolis 2007

Festival international du film sur les droits humains et la paix Barcelone 2006

Global Visions – Festival international du documentaire d’Edmonton 2006

Hot Docs Toronto 2006

It’s All True – Festival international du documentaire Brésil 2007

Prix Gémeaux Finaliste : Meilleur documentaire société, meilleure réalisation, meilleure recherche, meilleur montage 2007

Rendez-vous du cinéma québécois (RVCQ) Finaliste au Prix de la tolérance Alex et Ruth Dworkin, Montréal 2007

Tekfestival - International Documentary Competition Rome 2007

Tri Continental Film Festival Afrique du Sud 2007

Visions du Réel Nyon 2007

Long Island Film Festival 2011

Note d'intention

Retour aux productions

Voici l’histoire d’Hassan, un Noir américain, qui a assassiné, sur la foi d’une fatwa prétendument signée par l’Imam Khomeiny, en 1980, à Washington, le représentant du Shah aux USA, Ali Akbar Tabatabaï. Depuis, il est recherché par le FBI et vit en exil en Iran.
 
L’histoire d’Hassan est une histoire de vie à un moment où un individu doit faire un choix crucial : croupir « libre » en Iran ou affronter la justice et la prison aux États-Unis en tentant de dévoiler « sa » vérité qui provoque plus de questions que de réponses.  Sa présence dans le film Kandahar de Mohsen Makhmalbaf a créé une onde de choc aux États-Unis, au lendemain des événements du 11 septembre. Aujourd’hui, le face à face entre le pouvoir conservateur iranien et les États-Unis fait d’Hassan un personnage dérangeant pour tout le monde.
 
L’accès à la vérité d’un personnage s’établit petit à petit, tout comme l’accès d’un personnage à la vérité d’un film et à l’exigence du regard de l’autre, car la confiance se gagne d’un côté comme de l’autre. Avant de tourner, j’ai rencontré plusieurs fois Hassan en Iran au cours des six dernières années. Nos rapports ont d’emblée été francs et directs.
 
L’histoire d’Hassan m’a interpellé justement parce que c’est un homme qui ne cherche pas à contourner son passé, ni à échapper à ses responsabilités. Au contraire, il assume pleinement ses actes et ses choix, il en accepte les conséquences et accepte aussi d’en porter l’odieux à la face du monde, sinon dans sa peau. Il a toujours dit qu’il était prêt à affronter la justice de son pays.
 
Le récit d’Hassan est confronté à notre enquête aux États-Unis. Les révélations de Jo Trento sur le rôle des services secrets et les hypothèses de Gary Sick sur le dénouement de la crise des otages de l’ambassade américaine à Téhéran en 1980 viennent ajouter quelques ombres au tableau. Soudain, l’assassinat de Tabatabaï apparaît sous un jour plus trouble, plus flou. Qui a agi et pour le compte de qui? Qui savait quoi sur qui? L’histoire d’Hassan nous fait entrer de plain pied dans les dessous de l’Histoire. Au-delà du drame qui s’est joué entre l’assassin et de la victime, se dessine un portrait qui révèle un aspect troublant des relations entre l’Iran et les États-Unis au cours des 25 dernières années.
 
Pourquoi ce film ? Parce que le cinéma me permet de m’approcher des êtres, de leur intimité, ce qui ne serait peut-être pas possible, si je n’avais pas un film à faire. Ce qui me passionne et me fait continuer à réaliser des films, c'est justement de faire un cinéma à hauteur d'homme. Je poursuis la poursuite des hommes, et non pas l'objet de leur poursuite. Pour cela, il faut une fréquentation patiente, il faut approcher l'autre, sans devenir l'autre, pour mieux mesurer sa place, son rôle, respecter ses secrets aussi. Je fais mienne la formule de Spinoza : « Ni rire, ni pleurer, il faut comprendre ».
 
Le cinéma est mon bâton de philosophe. Il me permet de marcher à tâtons dans l’imprévisible du voyage et surtout de partager un bout de chemin, un moment du poème, un point de vue, un récit, une pensée, une indignation, un tourment, un instant de grâce avec le public.
 
Rompre le silence. Puis à nouveau se taire et reprendre le chemin. Tel m’apparaît l’utopie documentaire, une quête insatiable de vérité, le seul combat en somme qui vaille la peine.

Jean-Daniel Lafond

Résumé court

Retour aux productions

De Washington en 1980 à Téhéran aujourd’hui, l’histoire d’un assassin qui s’assume et nous interpelle. Le Fugitif ou les vérités d’Hassan explore les dessous d’un crime politique et les effets de la violence d’État.

Résumé long

Lorsqu’en 2001, Kandahar, le film du réalisateur iranien Mohsen Makmalbaf, a été acclamé à Cannes et a fait le tour du monde, la presse internationale a fait une découverte surprenante: celui qui incarnait le médecin afro-américain n’était nul autre que David Belfield, un homme recherché pour meurtre aux États-Unis, qui vit en exil en Iran.
 
Le Fugitif ou les vérités d’Hassan raconte l’histoire de cet homme traqué, cet Américain – connu en Iran sous le nom d’Hassan Abdulrahman – qui affirme d’emblée: «Il y a une vie après l’Amérique!». Mais cette histoire d’un assassin qui assume son crime et qui accuse sans retenue les «vrais coupables», cache une autre histoire que le film nous révèle : celle des réseaux occultes, des manipulations politiques internationales et de la violence d’État.
 
Été 1980, Washington DC : David Belfield, jeune étudiant noir et musulman, à la demande des services secrets de la toute nouvelle République islamique, exécute l’ancien attaché de presse, représentant du Chah à l’Ambassade d’Iran. Ce dernier, Ali Akbar Tabatabaï, était soupçonné d’être impliqué dans un complot visant à abattre le Guide suprême, l’Ayatollah Khomeini, et à faire tomber le nouveau régime.
 
Le Fugitif ou les vérités d’Hassan raconte l’histoire de ce jeune Noir américain qui, au lendemain de la mort de Martin Luther King, prend conscience de sa race et s’engage dans une confrontation sans appel avec l’Oncle Sam, au sein des groupes du Black Power des années 70, dans la montée des mouvements islamistes aux États-Unis. L’affrontement se poursuit aujourd’hui et David Belfield, alias Dawud Salahuddin, alias Hassan Abdulrahman, fait partie de la liste des individus les plus recherchés par le FBI.
 
Exilé en Iran depuis 25 ans, Hassan est devenu un observateur attentif et un témoin de première ligne de la plupart des événements qui ont façonné les relations entre la République islamique et son pays natal. Et son histoire,c’est aussi celle de la politique intérieure et extérieure des États-Unis et leurs responsabilités dans la crise du Moyen-Orient.
 
Le Fugitif ou les vérités d’Hassan nous met en présence d’Américains qui interrogent la politique intérieure et extérieure de leur pays et son implication au cœur du conflit entre l’Occident et le monde islamique. Les propos de Joseph Trento, journaliste d’enquête spécialiste des questions d’espionnage, ceux de  Gary Sick, ancien conseiller spécial du président Carter pour la Sécurité, ou ceux du frère jumeau de la victime soulèvent des questions cruciales au sujet de possibles convergences entre les tenants du pouvoir en Iran et leurs homologues à Washington.
 
Le Fugitif ou les vérités d’Hassan propose un regard unique sur l’un des problèmes les plus aigus de notre époque, à travers l’histoire d’un homme qui n’a plus aucun refuge et qui n’a plus rien à perdre.

Avec la participation de Hassan Abdulrahman et Yusuf Abdus Salam, Keith Belfield, Robert Belfield, Douglas Gansler, Gary Sick, Mohammad-Reza Tabatabaï, Gordon Thomas, Joseph Trento et Denise Oliver-Velez.