Crédits

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  • Recherche, scénario et réalisationCarole Laganière
  • Assistant à la réalisationIan Oliveri
  • ImagePhilippe Lavalette
  • Images supplémentairesVincent Audet-Nadeau, Katerine Giguère, Alex Margineanu
  • Prise de sonRichard Lavoie
  • Prise de son supplémentairePaulo Castro-Lopes, Olivier Léger, Jean-François Paradis, Catherine Van der Donckt
  • MontageFrance Pilon
  • Montage sonoreAlain Blais, Michael Binette
  • Mix sonoreMartin M. Messier
  • MusiqueBertrand Chénier
  • Montage en ligneGuillaume Millet
  • Directeur de productionIan Quenneville
  • ProductionNathalie Barton

Produit avec la participation financière de

Fonds des médias du Canada (FMC)

Gouvernement du Québec (Crédit d'impôt cinéma et télévision - Gestion SODEC)

Gouvernement du Canada (Crédit d'impôt pour production cinématographique ou magnétoscopique canadienne)

et la collaboration de

Radio-Canada

RDI

PERSONNAGES PRINCIPAUX

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Marianne Racine (15)

La plus jeune du groupe, Marianne rêvait, à 8 ans, de rencontrer son père. Elle parlait à l'époque d'une compagnie qui trouvait les gens, elle l'a aujourd'hui retrouvé grâce à Facebook. Mais son père vit à Vancouver et ne parle que l'anglais, langue qu'elle-même parle à peine… 


Maxime Desjardins-Tremblay (17)

Maxime est devenu acteur peu de temps après Vues de l'Est, il a joué dans Le Ring et dans Virginie. Mais il a passé trop de temps à jouer les élèves pour aller à l'école. Il se questionne aujourd'hui sérieusement sur son avenir.


Maxime Proulx-Roy (18)

Parce que sa famille s'est disloquée, il a passé les cinq dernières années en centre jeunesse. Un amoureux des filles et du rap, Maxime est aussi attachant que fragile. Il ne rêve plus de New York mais de Las Vegas. Il ne s'imagine plus tuant des animaux en forêt, mais dans le quartier les gangs de rue ne sont jamais très loin.


Valérie Allard (18)

Une fille lucide, déjà fataliste, qui a vécu son adolescence en famille d'accueil. Elle a beaucoup écrit. Sur sa mère, qui a mal aimé ses enfants, sur sa sœur, qu'elle aime plus que tout au monde. Valérie ira bientôt à l'éducation aux adultes et rêve de devenir travailleuse sociale.


Jean-Roch Beauregard (18)

C'est un peu le grand frère, un leader-né qui a failli mal virer. L'école pour troubles de comportement est loin, très loin. En partie grâce à sa mère, une femme qui a su l'aimer et lui faire confiance. Jean-Roch n'a pas fini son secondaire III, mais il saura sans doute faire son chemin.


Samantha Goyer (19)

Une bosseuse, qui ne veut rien savoir de la pauvreté, qui croit que quand on veut, on peut. Et elle peut la belle Samantha : CEGEP à temps plein, travail à 30 heures/semaine, vie sociale active, elle ne dort pas au gaz. Une fille simple, sympa, généreuse, qui sait aussi écouter sans juger.


Vanessa Dumont (21)

L'hypersensible de Vues de l'Est a mûri, elle est plus sûre d'elle qu'avant. Malheureusement, elle n'a pas beaucoup grandi. Est-ce à cause de sa taille qu'elle ne trouve pas de travail ? Qu'elle a des relations problématiques avec les garçons ? Qu'il lui arrive d'avoir des idées noires?


Presse

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Tellement bouleversant (…) D’une finesse, d’une rareté, extrêmement éclairant sur ces jeunes-là à qui on ne donne pas assez souvent la parole (…) Un documentaire exemplaire (…) jamais misérabiliste Annie-Soleil Proteau – Radio-Canada « C’est bien meilleur le matin »

Aujourd’hui, sept ans plus tard (après Vues de l’Est), avec L’Est pour toujours, la réalisatrice et scénariste engagée propose une observation fine et profondément humaine des jeunes adultes que sont devenus ces enfants, appuyée par l’œil attentif et enveloppant de la caméra de Philippe Lavalette, capturant ainsi une mer d’émotions, tantôt douloureuses et troublantes tantôt pleines d’espoir. Ginette Leroux – L’aut’journal

starstarstar Grâce à un travail exemplaire de montage, Laganière parvient à dévoiler les destins de ses personnages avec une aisance et une fluidité remarquables. (…) Très intéressant projet documentaire Guillaume Fournier – VOIR

L’Est est-il un frein ou peut-il devenir une force pour eux? On en appelle à la résilience de chacun. Pas de réponse nette, mais plusieurs brèches de lumière à vous nouer la gorge. Nicolas Gendron – Ciné-Bulles

La réalisatrice a su établir les nuances qui s’imposaient. De celles qui font justice à la complexité d’êtres troubles, où les rêves ont à se frotter contre les durs aléas de la réalité. Où le passé continue d’empiéter, inéluctablement, sur les mémoires, le présent et les jours à venir. Émile Bordeleau-Pitre – Le Mur Mitoyen

Festivals

Rendez-vous du cinéma québécois (RVCQ) Montréal 2011

Note d'intention

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Lorsque j'ai réalisé Vues de l'Est, en 2003, mon intention était d'aller à la rencontre d'enfants qui sont étiquetés comme perdants avant même d'avoir poussé leur premier cri, qui doivent se battre plus que d'autres pour se faire une place au soleil. J'avais envie de donner la parole aux enfants du quartier Hochelaga-Maisonneuve, où je suis née, et d'être témoin de cette transition entre l'innocence et la lucidité qui caractérise les pré-adolescents. Les enfants que j'allais filmer traversaient en effet ces années capitales où l'on se construit une image de soi et où l'on se projette dans l'avenir.

À l'arrivée, le film était beaucoup plus lumineux que ce que j'avais imaginé. Malgré une conscience parfois douloureuse des maux qui affectent leur quartier, ces enfants demeuraient des enfants, remplis d'espoir et confiants dans l'avenir. Certains y semblaient plus fragiles que d'autres, on ne pouvait faire autrement que d'anticiper la suite avec quelques inquiétudes pour ceux-là. Mais il n'en demeurait pas moins que tous nous donnaient envie d'espérer le meilleur pour eux.

Puisqu'on y parlait d'êtres en devenir, Vues de l'Est a suscité chez moi comme chez ceux qui l'ont visionné le désir de savoir ce qu'il allait advenir de ces enfants. Est-ce que l'espérance individuelle l'emporterait sur la fatalité collective ? Est-ce que les difficultés scolaires de l'un allaient s'estomper ? Est-ce que l'autre, d'une sensibilité à fleur de peau, allait trouver un terrain où s'exprimer ? Est-ce que cet autre allait réaliser son rêve de vivre à New York pour y contempler les couchers de soleil?

Aujourd'hui, la plupart des jeunes de Vues de l'Est ont 18 ans. J'ai gardé le contact avec eux durant toutes ces années et j'ai assisté, au fil du temps, aux changements qui se sont opérés chez eux. Heureux pour certains, troublants pour d'autres. Avec L'Est pour toujours, j'ai envie de partager ces destins avec le public, nombreux, qui les a connus plus jeunes. Et de les faire découvrir à ceux qui ne les connaissent pas.

Carole Laganière

Résumé court

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Vues de l'Est, réalisé en 2003, donnait la parole à des enfants du quartier Hochelaga-Maisonneuve, des enfants étiquetés comme perdants avant même d'avoir poussé leur premier cri et qui doivent se battre plus que d'autres pour se faire une place au soleil. Sept ans plus tard, L'Est pour toujours prend la mesure du temps qui a passé et des traces qu'il a laissées. Il s'attache à la vie de ces enfants devenus grands, à leurs réflexions, à leurs rêves. L'Est est-il un frein ou bien peut-il devenir une force?

Résumé long