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Radio-Canada

Télé-Québec

PERSONNAGES PRINCIPAUX

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François Pilon : il est poseur de cordes à linge. Du matin au soir, il sillonne les ruelles de la ville et sème le bonheur en posant des cordes à linge.

Danny Raymond :
c’est un philosophe. Il parcourt les ruelles glauques de la ville en ramassant des seringues et en discourant sur la vie et les hommes.

Étienne Lapointe :
Enfant de Duplessis, il traverse les ruelles en chantant en latin comme le lui ont appris les religieuses de son enfance et en glanant des trésors dans les poubelles, vieux livres ou objets d’art, qui feront le bonheur de ceux qu’il aime.

Bruno Lajeunesse :
C’est un guide qui connaît l’histoire des 467 kilomètres de ruelles de Montréal par cœur et nous les présente à vélo. C’est un passionné de la face cachée de la ville.

Nicoletta Hazewinkel :
Mystérieuse, elle est un peu elle-même l’âme de ces ruelles où elle déambule en marchant sur les fils de corde à linge et en fredonnant des comptines. Existe-t-elle vraiment?

Francine, Alma, Marcel, Mario, le petit Philippe ou Jérémie : 
Les personnages touchants et savoureux que croisent nos personnages principaux. Jardinier, garagiste, peintre, rêveur, lutteur ou allumeur de lampions, leur univers inusité témoigne de la vraie vie, derrière la façade.

Les chats :
ils sont des milliers, les chats qui errent dans les ruelles de Montréal. Ils nous accompagnent tout au long du voyage, simples témoins ou grands acteurs d’un quotidien tendre et sauvage.


Presse

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Un très beau documentaire (...)comme un livre ouvert sur le vrai monde Julie Carpentier – Le Devoir

Pittoresque et charmant documentaire (...) Humain et touchant Manon Dumais – VOIR

Festivals

Prix Gémeaux Meilleur réalisation documentaire et Meilleure photographie documentaire, en Nomination pour Meilleur documentaire social 2005

Note d'intention

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Quand j'étais petite, c'était déjà le théâtre de la vie quotidienne. Un théâtre dont les acteurs étaient tous québécois pure laine. Les enfants y jouaient. On s'y criait de balcon en balcon comme dans les romans de Tremblay.

Ça sentait bon l'asphalte chaud et les rires et les pleurs s'élevaient jusqu'aux cordes à linge colorées en une joyeuse cacophonie avant que du haut d'un balcon une maman n'appelle, comme dans la chanson de Beau Dommage : « Manon viens souper, si tu viens pas, ce souper-là, tu pourras t'en passer…! »

C'était le temps de l'insouciance, dans un lieu à la fois léger et grave, un lieu intime, prolongement de la maison et de la cour, un lieu vivant et odorant qui se grave à jamais dans la mémoire.

Plus tard, c'est là que j'allais réaliser mon premier film : Comptines. D'une ruelle à l'autre, d'un jeu à l'autre, ballon, bolo, corde à danser, les enfants y chantaient des chansons qui ponctuaient leurs gestes : « Michel mon chéri, donne-moi ton cœur, tes beaux yeux bleus sont amoureux… »

Par la suite j'ai longtemps évité les rues pour n'emprunter que les ruelles. Je traversais ainsi la ville, vaquant à mes occupations, à pied, en vélo, en voiture. C'était mon pays à moi, mon refuge, ma campagne, la vraie ville à dimension humaine avec une multitude de détails qui s'offraient aux yeux et faisaient sourire.

25 ans plus tard c'est l'humanité de la ruelle qui m'a bouleversée. J'y ai vu une métaphore de la vie. La ruelle a maintenant cent visages et offre un tour du globe en concentré.  La vraie vie s'y déploie dans toutes ses nuances sans masques et sans parade. C'est là que bat le cœur de la cité, libre et vulnérable. De mémoire de chats – Les ruelles, c'est un hommage aux petits moments du grand Ordinaire, un hommage aux simples vivants qui habitent ce sentier des humbles et la transforment en voie royale.

Manon Barbeau

Résumé court

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La face cachée de la ville, révélée par les ruelles de Montréal, uniques au monde par leur étendue, la richesse multiculturelle dont elles témoignent, et la diversité des manifestations de vie qu’on y retrouve.

Résumé long

La grande ville cache ses secrets dans un réseau unique de ruelles, refuges pour les uns et lieux de passage pour les autres. De mémoire de chats est une exploration émouvante et vibrante de l’autre vie de Montréal, un univers intérieur où les gens travaillent et jouent, luttent et mûrissent, entre les rires et les pleurs, la solitude et la joie de vivre, de la naissance à la mort.

« La ruelle c'est l'arrière-pays, le tour du monde en raccourci, la forêt de bitume où il fait bon se perdre, le petit royaume du grand Ordinaire, le paradis des chats et des âmes errantes… La ruelle c'est une invitation au voyage au fil du jour et des rencontres, touchantes ou drôles. C'est 467 kilomètres de sentiers urbains qui relient l'humain à l'humain et tissent la trame cachée et universelle de la ville. »

Manon Barbeau


Avec la complicité de Soraya Benitez, Bruno Lajeunesse, Étienne Lapointe, Catherine Larivin, Mario Ouimet, François Pilon, Danny Raymond, Jeremiea Jezza White

et Rita Bédard, Mélanie Fontaine, Guillaume Fradette, Moris Lévesque, Antonio Louro, Barbara McKinley, Joachim Pedneault et ses chats, Madame Karine et sa voisine
et la collaboration spéciale de Nicoletta Hazewinkel, fildefériste, Rodrigue Tremblay, accordéoniste.