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Gouvernement du Québec (Crédit d'impôt cinéma et télévision - Gestion SODEC)

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et la collaboration de

Radio-Canada

RDI

Droits et Démocratie (les projections-débat sont organisées en partenariat)

Contexte

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Le refus des généraux birmans d’ouvrir les frontières à l’aide humanitaire suite à la tragédie du cyclone Nargis en mai 2008 a révélé à la face du monde la barbarie et le profond mépris de ce gouvernement pour sa population. Malgré sa très grande révolte, le peuple de Birmanie, lui, n’a pas été surpris par cette attitude à son égard. Suite au coup d’État de 1962 qui a instauré une dictature militaire, les Birmans n’ont plus jamais eu droit à une vie normale. Depuis 20ans, la situation des droits humains dans le pays s’est tragiquement détériorée, à un point tel qu’aujourd’hui, le peuple de Birmanie vit une crise humanitaire sans précédent sous la botte de la junte déterminée à écraser toute vélléité de liberté.
 
En 1988, 3000 personnes ont été abattues en pleine rue lors des manifestations pacifiques contre la pauvreté endémique qui sévit dans le pays. Deux ans plus tard, au terme d’une cuisante défaite électorale, les militaires ont séquestré et emprisonné Aung San Suu Kyi dont la victoire à ce scrutin démocratique avait pourtant été consacrée par 88% des électeurs birmans. Depuis ce temps, l’étau s’est resserré davantage sur la population en général et sur les minorités ethniques en particulier,dont certaines sont toujours en guerre civile contre l’armée et victimes des pires exactions.
 
La grande majorité du pays est fermé aux étrangers. Car la junte militaire a beaucoup à cacher. Surtout le « génocide » perpétré contre les minorités ethniques à l’est du pays. Des villages entiers sont brûlés, les femmes systématiquement violées et les populations relocalisées de force dans des camps de travail contrôlés par l’armée. Mais des centaines de milliers d’entre eux ont choisi de résister, de fuir et de vivre cachés dans la jungle plutôt que d’être soumis au contrôle de l’armée. Ces villageois sont soutenus par des activistes en exil qui se sont constitués en réseaux clandestins de résistance pour combattre le régime militaire birman. Les Birmans à l’intérieur et à l’extérieur du pays se battent tous pour la même cause : la fin de la dictature.


Presse

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Documentaire courageux s’il en est un, Birmanie l’indomptable, la résistance d’un peuple de Pierre Mignault et Hélène Magny nous entraîne dans les zones les plus dangereuses de Birmanie, l’État karen. Une œuvre nécessaire tissée de témoignages bouleversants d’êtres brisés mais non moins résistants et fiers. Manon Dumais – VOIR

Birmanie l’indomptable est un portrait sans équivoque de la misère et du courage d’une population que nul ne doit oublier. Dominic Bouchard – Revue Séquences

Festivals

Festival International du Grand Reportage et du Documentaire de Société (FIGRA) Section « Compétition Internationale », France 2010

Prix Gémeaux Finaliste dans la catégorie Meilleure musique originale : documentaire 2011

Festival de Films sur les Droits de la Personne de Montréal (FFDPM) 2010

Festival international du film de Vancouver 2010

Human Rights DocFest Troisième place, Toronto 2010

Minneapolis-St. Paul Asian Film Festival 2010

Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) 2009

Amnesty International Film Festival Vancouver 2010

ReFrame Peterborough International Film Festival 2011

Marda Loop Justice Film Festival Calgary 2011

Note d'intention

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La Birmanie est un pays hermétiquement fermé, gouverné par l’une des pires dictatures du monde avec la Corée du Nord. Ce qui s’y passe est maintenu sous une chape de plomb depuis des décennies, soumis à la censure et à la terreur des informateurs. Derrière le secret se cache une caste de généraux barbares qui violent les droits de la population birmane en toute impunité...
 
En 1999, lors d’un premier séjour « légal » en Birmanie où nous avons traversé le pays du Nord au Sud, nous avons été témoins de la répression sauvage dont sont victimes les Birmans. Dix ans plus tard, nous avons choisi d’y retourner, cette fois clandestinement, pour accéder aux zones interdites du pays, là où les pires crimes sont commis par le régime militaire à l’insu du reste du monde.
 
Il a fallu des mois sur le terrain, à la frontière thaïlandaise, pour convaincre une organisation humanitaire de nous emmener chez les déplacés intérieurs de Birmanie qui se cachent dans la forêt des exactions des soldats. Ce voyage périlleux, dangereux et clandestin au coeur de l’État karen s’est fait sous forte escorte des rebelles karens, car dans cette région interdite la guerre civile fait toujours rage. L’armée birmane, dans cette guerre à finir avec les minorités ethniques, a tragiquement resserré son étau sur les populations locales en 2009, surtout sur les Karens. Une jungle truffée de mines antipersonnelles sert de refuge aux paysans fuyant l’esclavage, les relocalisations forcées, le viol, la mort. Leurs témoignages, que nous avons recueillis dans la jungle birmane, n’ont laissé aucun doute sur le « génocide » dont ils sont victimes. Mais nous avons aussi découvert chez ces paysans une volonté implacable de se battre pour la liberté et la démocratie. Ce combat est le combat de tous les Birmans, à l’intérieur comme dans les réseaux clandestins de la résistance birmane en exil, un mouvement souterrain d’activistes politiques et humanitaires que nous avons pénétré malgré l’anonymat que requiert la sécurité de plusieurs d’entre eux.
 
Avec ce film, nous voulons briser le silence qui entoure une crise humanitaire sans précédent et montrer comment un peuple résiste avec l’énergie du désespoir pour être libre de l’oppression.

Pierre Mignault & Hélène Magny

Résumé court

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Pierre Mignault et Hélène Magny sont entrés clandestinement dans l’une des zones les plus dangereuses de Birmanie, où très peu d’étrangers ont eu accès : au cœur de l’État karen, en guerre civile depuis 60 ans. Ils ont rencontré les déplacés intérieurs qui se cachent dans la jungle pour résister aux relocalisations forcées imposées par le régime militaire. Birmanie l’indomptable nous montre jusqu’où va la résistance du peuple birman contre l’une des pires dictatures au monde, en nous faisant pénétrer à l’intérieur du pays et dans les réseaux clandestins actifs à la frontière de la Thaïlande. 

Résumé long

« Nous traversons clandestinement la frontière de la Birmanie, peut-être épiés par les soldats… qui tirent à vue... Nous allons à la rencontre des populations persécutées fuyant un génocide à huis clos perpétré en toute impunité par la dictature militaire birmane contre les minorités ethniques du pays. »
 
Dans Birmanie l’indomptable, la résistance d’un peuple, Pierre Mignault et Hélène Magny sont entrés clandestinement dans l’une des zones les plus dangereuses de Birmanie, où très peu d’étrangers ont accès : au cœur de l’État karen, en guerre civile depuis 60 ans. Escortés par les rebelles karens, ils ont rencontré les déplacés intérieurs qui se cachent dans la jungle pour fuir les viols et les massacres mais aussi pour résister aux relocalisations forcées et à l’esclavage imposés par le régime militaire.
 
Une crise humanitaire d’une extrême gravité sévit en Birmanie depuis plus de 20 ans. Fort d’une armée de 400 000 hommes pour un pays qui n’a pourtant aucun ennemi extérieur, le gouvernement militaire birman est en guerre contre son propre peuple depuis des décennies. Ce film nous fait voir jusqu’où le peuple de Birmanie est prêt à se battre pour regagner sa liberté et instaurer la démocratie. Nous pénétrons chez les paysans à l’intérieur du pays et dans les réseaux clandestins de la résistance birmane en exil en Thaïlande, où des activistes politiques et humanitaires combattent l’une des dictatures militaires les plus sanguinaires du monde.