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Patrick Pellegrino est titulaire d’un baccalauréat en communication profil cinéma de l’UQÀM ainsi que d’une maîtrise en études cinématographiques de l’Université de Montréal. Il est recherchiste, scénariste, réalisateur et directeur photo.
En 2006, il scénarise et réalise son premier documentaire d’auteur de 52 minutes, Senza nostalgia (produit par Idéacom International). Le film est diffusé avec grand succès par Télé-Québec et TV5 Monde. En 2007, il est finaliste au Prix Pierre et Yolande Perrault pour le meilleur espoir documentaire, ainsi que pour les Prix Gémeaux de la Meilleure musique et du Meilleur son. Avec Senza nostalgia, « j’ai voulu montrer comment les immigrants ne sont pas qu’un bloc monolithique qui prêche le multiculturalisme. J’ai fait un film sur mon père, un immigrant italien qui vit sans nostalgie. Il retourne en Italie après 50 ans, à la recherche de ce qu’il a laissé, et il ne ressent toujours aucune nostalgie. Il me semble que c’est un beau message d’intégration au Québec, ça ! ».
Après le court métrage Les enfants de Kicisakik (2001), il mène sur plusieurs années la recherche d’un documentaire plus long sur les Algonquins de Kitcisakik. En 2007, il termine la réalisation de Sans réserve (produit par InformAction Films), dont il co-signe les images avec Dominic Dorval.
« Je m’intéresse de près à ce peuple d’irréductibles qui refuse de se faire parker dans une réserve indienne visant son assimilation. Les Algonquins de Kitcisakik préfèrent vivre dans la plus grande pauvreté, tout en essayant corps et âme de devenir des citoyens à part entière de ce pays. Je trouve cela extrêmement courageux. » Dans ses films, le réalisateur montre des individus qui refusent de se laisser manipuler comme la majorité de leur groupe social. Immigrants ou autochtones, même combat? Sans doute pas, mais ces deux groupes qu’il connaît particulièrement bien partagent une chose, c’est que l’on parle souvent pour eux, et pas toujours dans leur intérêt. Patrick Pellegrino a contribué à donner la parole à des gens qui, par leur choix de vie, contribuent à faire tomber les préjugés entretenus sur leur groupe d’appartenance.
Le jeune cinéaste tourne ces jours-ci un film sur l’artiste marginal Roger Pèlerin, connu pour ses magnifiques gravures et son mode de vie pour le moins original; un véritable libre-penseur.
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